Madagascar bénéficie d’un don du Japon de 65 milliards d’Ariary pour redynamiser son secteur semencier

Mercredi 26 Octobre, Palais d’Etat Iavoloha | Le nouvel Ambassadeur du Japon à Madagascar, Abe Koji, a officiellement présenté ses lettres de créance ce jour au Président de la République, Andry RAJOELINA. Cérémonie suivie de la signature de l’accord de Don pour le développement des champs et des installations pour la production à grande échelle de semences de riz à Madagascar.

Le Projet de don japonais, à hauteur de 65 milliards Ariary, a pour objectif d’augmenter la production nationale de semences certifiées hautement productives en mettant à niveau et en améliorant les champs, les installations et équipements des entités chargées de la production de semences certifiées et originales, contribuant ainsi à l’augmentation de la production de riz et à l’atteinte de l’autosuffisance.

Le Centre Multiplicateur de semences Anosiboribory, la FOFIFA et de Service Officiel de Contrôle des semences en seront les premiers bénéficiaires de ce projet de deux ans qui va travailler dans les régions Alaotra Mangoro et Analamanga.

Dans son discours, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Harifidy RAMILISON, a rappelé le succès des projets d’envergure réalisés avec le Japon via la JICA, et qui sont porteurs d’espoir pour l’avenir, dans la filière rizicole.

L’on cite le Projet d’Appui pour l’Amélioration de la Productivité et de l’Industrialisation du Secteur Riz ou PAPRIZ, qui a permis à un panel de paysans d’augmenter leur rendement moyen à 5,58 tonnes/ha, et ce, grâce à des « paquets techniques » comprenant notamment l’amélioration des techniques culturales et l’utilisation des semences améliorées.

Ce projet est dans sa troisième phase avec deux principaux objectifs :

  • La dissémination de paquets techniques PAPRIZ dans les 23 régions de Madagascar.
  • L’industrialisation de la filière, pour parvenir dans un premier temps à l‘autosuffisance et élaborer une stratégie de commercialisation dans le futur.

Le projet de recherche et d’appui technique « Fy Vary « également, qui a notamment permis l’homologation de deux nouvelles variétés de semences certifiées adaptées à nos terres peu fertiles, ayant une forte résistance et une croissance rapide.

En termes d’infrastructures, l’on cite le projet PC23 : un ouvrage majeur et réellement impactant qui permet d’assurer l’irrigation de 10 000 ha de rizière dans la région Alaotra, l’un des plus grands greniers rizicoles de Madagascar.

Sans oublier, l’avancée notable en matière de certification et de traçabilité des semences de riz, puis de cartographie des acteurs semenciers, à travers la mise en place du portail web du Service Officiel de Contrôle et de Certification de Semence (SOC).

Le Ministère est en train de mettre en place des laboratoires de semence ainsi que des banques communautaires de semences, répartis dans tout le territoire national.

La signature de ce projet de don visant à renforcer nos capacités nationales en matière de semences constitue une avancée majeure dans cette entreprise.

« Nous savons que l’industrie semencière a connu une trajectoire fluctuante, caractérisées par des hauts et des bas, et que très peu d’établissements semenciers fonctionnement actuellement », a exprimé le Ministre, en précisant que « ce projet va renforcer durablement les capacités nationales en matière d’approvisionnement, production, inspection, distribution et commercialisation de semences certifiées hautement productives« . 

Le renforcement de l’efficacité technique des entités impliquées, à savoir le CMS d’Alaotra-Mangoro, le centre de recherche FOFIFA et le Service officiel de contrôle des semences, sera une bouffée d’air frais pour le secteur semencier à Madagascar.

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