Madagascar prépare sa troisième Contribution Déterminée au niveau National (CDN3) face aux défis climatiques.

Fortement dépendante des ressources naturelles, l’économie rurale malgache demeure particulièrement exposée aux aléas climatiques. Les cyclones tropicaux, les sécheresses prolongées dans le Sud, les inondations récurrentes, ainsi que la dégradation des sols et des écosystèmes affectent directement la production agricole, l’élevage et, par conséquent, la sécurité alimentaire des populations.

Face à cette vulnérabilité accrue aux effets du changement climatique, Madagascar s’engage dans l’actualisation de sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN) pour la période 2025-2030. Cette démarche vise à renforcer l’ambition climatique du pays tout en tenant compte de ses priorités de développement, notamment dans les secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’élevage et la pêche.

Dans ce contexte, le Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage a participé activement à l’atelier national de consultation consacré à l’élaboration de la troisième Contribution Déterminée au niveau National (CDN3) de Madagascar, qui s’est tenu les 11 et 12 mars 2026 à Anosy.

Promouvoir une agriculture et un élevage adaptés au climat

Lors de l’atelier, le Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (MINAE) a mis l’accent sur la promotion de pratiques agricoles résilientes face au changement climatique, notamment à travers l’agroécologie, l’agroforesterie et l’agriculture intelligente face au climat. Ces approches permettent d’accroître la productivité tout en préservant les ressources naturelles.

La gestion durable de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture constitue également un axe majeur pour renforcer la résilience des systèmes de production, tout en contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur agricole.

Par ailleurs, la gestion durable des terres et de l’eau, ainsi que la protection et la restauration des écosystèmes, apparaissent comme des conditions essentielles pour préserver les bases de la production agricole et garantir la durabilité des systèmes alimentaires.

Une mobilisation nationale et multi-acteurs

La consultation nationale a rassemblé différentes institutions, notamment des ministères sectoriels, des institutions publiques, des autorités locales, des chercheurs, des organisations de la société civile, des organisations paysannes, le secteur privé ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Cette démarche participative vise à consolider les propositions issues des consultations régionales déjà réalisées et à construire un consensus national autour des priorités climatiques du pays.

Au terme des travaux, les contributions recueillies permettront d’identifier des mesures d’adaptation et d’atténuation réalistes, ainsi que les besoins en financement, en technologies et en renforcement des capacités nécessaires à leur mise en œuvre.

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