Le projet FARARANO touche à sa fin. Cette initiative d’un an a permis d’accompagner de manière concrète 2 500 ménages vulnérables dans la localité d’ Alakamisy Atsimondrano
Dans le district d’Antananarivo Atsimondrano, la vulnérabilité économique et les aléas climatiques pèsent directement sur la sécurité alimentaire des ménages ruraux. Pour inverser cette tendance, le projet FARARANO a été mis en œuvre en étroite collaboration avec le MIASA , ADRA Madagascar et l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours dans quatre fokontany de la commune rurale d’Alakamisy Fenoarivo afin d’apporter une réponse structurelle et durable.
L’intervention s’est articulée autour de trois piliers interdépendants : l’agriculture, l’élevage et la commercialisation. En introduisant des pratiques d’agriculture intelligente face au climat, le projet a suscité un fort intérêt chez les producteurs locaux, désireux de sécuriser leurs rendements face aux changements environnementaux. Cette approche technique s’est traduite par des résultats mesurables sur le terrain.

En effet 60 agriculteurs leaders ont été formés pour encadrer et conseiller 2 000 ménages agricoles. Des semences de qualité (maraîchères et de grandes cultures) ainsi que des outils agricoles ont été distribués. 6 agriculteurs ont été certifiés pour assurer la multiplication locale des semences.
L’ambition profonde de ce programme est de transformer ces bénéficiaires en acteurs économiques autonomes et résilients. Le Directeur Général de la Souveraineté Alimentaire au sein du MiASA a d’ailleurs rappelé que ces actions s’alignent parfaitement avec la politique de l’État : stimuler la production nationale, garantir une alimentation de qualité et assurer des revenus décents aux familles paysannes. L’aspiration des ménages à stabiliser leur pouvoir d’achat est désormais soutenu par des compétences techniques solides.
Pour pérenniser ces acquis après la clôture du projet, l’action se poursuit à travers la commercialisation. 6 groupements de producteurs ont été officiellement structurés et formés via l’approche École d’Agrobusiness (Farmer Market School). Ces structures locales permettent dès à présent aux tantsaha d’accéder directement et collectivement aux marchés pour écouler leurs productions, garantissant ainsi la pérennité de leurs revenus économiques.